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Déjeuner annuel 2026

Le 30 juin dernier, l’ANRT réunissait ses membres et partenaires à l’occasion de son déjeuner annuel, en présence d'Amélie de Montchalin, première présidente de la Cour des comptes, invitée d’honneur de cette édition.

Dans son intervention, Patrice Caine, président de l’ANRT, a rappelé l’urgence de renforcer notre capacité collective d’innovation dans un contexte de compétition technologique mondiale, de tensions géopolitiques et de dépendances industrielles accrues.
C’est tout le sens de l’action de l’ANRT : faire vivre une véritable « équipe de France de la R&D », capable de rapprocher recherche publique, entreprises, décideurs publics et acteurs des territoires autour d’un objectif commun : préparer l’avenir scientifique, technologique et industriel du pays.
Au cœur de cette ambition, la recherche partenariale joue un rôle décisif. Les innovations de rupture naissent du dialogue entre laboratoires académiques, entreprises de toutes tailles et institutions publiques.
Patrice Caine a également rappelé la nécessité de préserver les outils qui rendent ces coopérations possibles dans la durée : le soutien à la R&D, la stabilité du Crédit Impôt Recherche, l’objectif de porter l’effort de recherche à 3 % du PIB, ainsi que le Dispositif Cifre, qui forme depuis plus de quarante ans des docteurs à l’interface entre science, entreprise et société.

L’intervention d’Amélie de Montchalin a apporté un éclairage à la fois exigeant et complémentaire. Dans un contexte de finances publiques contraintes, elle a souligné l’importance d’évaluer rigoureusement l’efficacité de la dépense publique, de simplifier des dispositifs parfois trop fragmentés et de redonner à l’État une capacité de décision lisible, cohérente et dans la prévisibilité.
Cette exigence doit accompagner l’investissement dans la recherche pour en assurer les conditions de réussite. Mieux orienter les moyens, renforcer la cohérence entre les niveaux national et territorial, mesurer les effets réels des politiques publiques : autant de conditions pour que la recherche contribue pleinement à l’intérêt collectif.

La recherche partenariale est un levier essentiel. Elle permet de transformer la connaissance en solutions, de renforcer les filières stratégiques, d’éclairer les choix publics et de répondre aux grands défis de société : transition énergétique, décarbonation, santé, numérique, souveraineté technologique, mais aussi compréhension des usages et des transformations sociales.

Soutenir la recherche partenariale, c’est investir dans notre capacité collective à comprendre, à choisir et à agir.