Prix international Willy Masschelein pour sa thèse CIFRE Veolia-ENSCR

A l'occasion du dernier congrès de l'IOA (International Ozone Association) du 23 au 27 mai 2011, le prestigieux prix Willy Masschelein (du nom d'un célèbre spécialiste de l'ozone et de ses applications) a été remis à Pierre Mandel, ancien doctorant de l'Ecole nationale supérieure de chimie.

Actuellement, chercheur au centre de Recherche de Véolia Environnement à Paris, Pierre Mandel a travaillé au cours de sa thèse à l'ENS Chimie de Rennes sur le procédé d'ozonation utilisé pour la désinfection dans le traitement de l'eau potable et qui consiste à introduire de l'ozone, produit sous forme gazeuse, dans l'eau pour tirer avantage de son fort pouvoir oxydant.

Dans sa thèse, Pierre Mandel met en avant les enjeux de l'ozonation. « Si vous introduisez trop d'ozone dans l'eau, certes vous parviendrez à tuer les bactéries et autres virus, mais vous risquez de former des sous-produits pouvant être toxiques » explique-t-il. « Il faut donc un moyen d'estimer a priori le bon dosage d'ozone ». Une problématique à laquelle sont quotidiennement confrontés les exploitants de traitement de l'eau.

L'intérêt de sa thèse porte ainsi sur le fait qu'après avoir réalisé de nombreuses expérimentations sur des eaux d'origines différentes, aujourd'hui Pierre Mandel dispose d'un référentiel. Un modèle comportemental suffisamment fin de toutes les composantes (la chimie, les écoulements dans les réacteurs,...) et une méthodologie de calibration et de validation, lui permettent d'estimer les performances de cuves industrielles d'ozonation pouvant atteindre plusieurs centaines de m3, en fonction des fluctuations de la qualité de l'eau à traiter et du dosage d'ozone appliqué. Grâce à cet outil, il est en mesure d'aider les exploitants à évaluer l'impact de leur décision sur la qualité de l'eau produite.