• 1. La contribution des dispositifs de coopération à l’évolution des grands sites d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation : le cas de Saclay

     
    Présentation :
     
    Depuis 10 ans, les pouvoirs publics français cherchent à constituer des sites internationalement attractifs du point de vue de la recherche et d’innovation. Ils le font en investissant dans des infrastructures, et en proposant des incitations, depuis les pôles de compétitivité jusqu’aux appels du CGI. 
    In fine, les entreprises votent avec leurs pieds, en choisissant les sites et les modalités de coopération qui les intéressent. Présentes dans plusieurs pays, elles comparent, et décident en conséquence. Quelles interactions recherchent-elles sur tel ou tel site, et sous quelles formes ? En quoi peuvent-elles contribuer au fonctionnement et à l’attractivité du site ?
     
    Point de vue des industriels : comment accélérer les interactions sur le plateau de Saclay ?
     
    Saclay est le site où les pouvoirs publics ont fait depuis quelques années les investissements les plus importants. L’ambition de Saclay est de faire partie des quelques « hubs » mondiaux de recherche et d’innovation. Investissements massifs de l’Etat, des collectivités territoriales, et de grandes entreprises, présence de laboratoires publics de haut niveau, engagement vers une grande université, beaucoup a déjà été fait mais il reste du chemin à parcourir. 
     
    Les entreprises présentes sur le site, tout en appréciant les efforts en cours (regroupements des acteurs publics, ouverture de tiers-lieux, etc.), ont conscience que la dynamique collaborative dépendra certes des acteurs publics, mais aussi d’elles-mêmes d’elles : sur quoi et comment ? C’est ce que nous voulons les aider à préciser.
     
    L’écosystème du plateau de Saclay
    L’installation d’industries et d’établissements de recherche et d’enseignement supérieur sur le plateau de Saclay a débuté il y a plus de cinquante ans. S’y trouvent rassemblés 15 % de la RD industrielle française dans les hautes technologies et des établissements d’enseignement supérieur et de recherche réputés regroupés au sein de l’Université Paris-Saclay. Les activités de RD concernent plusieurs filières : l’énergie, les mobilités, les TIC, la santé, l’aérospatial etc. Les grands groupes sont présents (Danone, Thalès, Edf, Air Liquide…) aux côtés d’ETI et PME innovantes. 
     
    En pratique, on examinera, d’abord du point de vue des entreprises, le fonctionnement des dispositifs de coopération (entre entreprises et entre les entreprises et les établissements d'enseignement supérieur et de recherche) ; et on identifiera ce que les acteurs eux-mêmes, publics et privés, peuvent améliorer ou créer, ainsi que ce qui relève de décisions des pouvoirs publics. 
     
    Les questions initiales sont les suivantes : quels sont les dispositifs de coopération que les entreprises trouvent les plus utiles sur le site de Saclay ? Quelles améliorations de fonctionnement souhaitent-elles ? Manque-t-il des dispositifs ? Comment faciliter leur émergence ? Y a-t-il des idées à prendre dans ce que des entreprises pratiquent dans d’autres pays ?
     
    Méthodologie :
     
    1) Des entretiens avec des responsables d’établissements publics, d’entreprises, d’IRT, de pôles de compétitivité
    2) Des échanges entre les membres d’un groupe de travail associant des entreprises présentes sur le site, l’université Paris Saclay et d’autres établissements de recherche et d’enseignement supérieur
     
     
  • 2. La recherche sur l’énergie en France : appui à la Stratégie nationale de recherche sur l’énergie

     
    Présentation :
     
    La deuxième édition de la SNRE, Stratégie Nationale de la Recherche sur l’Energie, est en cours d’élaboration, sous l’égide notamment des ministères en charge de la recherche (DGRI) et de l’énergie (DGEC), d’ANCRE (Alliance nationale des centres de recherche sur l’énergie) et de l’Ademe. Le gouvernement prévoit sa publication fin 2016 ou début 2017, après consultation du CNTE, Conseil National de la Transition Ecologique. Elle fait suite à la première édition (2007, avec évaluation par l’OPECST en 2009). Un comité de suivi ou de pilotage dont l’ANRT fait partie suit actuellement l’avancement de son élaboration.
     
    Cette deuxième édition revêt une importance stratégique particulière, notamment pour les entreprises. Rappelons qu’après la COP 21, la France a décidé de doubler la part du financement public de la recherche d’ici à 2020 dans un contexte de coopération internationale  étatique mais aussi avec l’aide du secteur privé (cadre public  de la « Mission Innovation » et privé de l’Energy Breakthrough Coalition), accompagné d’initiatives bottom up comme l’Agenda des Solutions (initiative « LPAA »), que la France a particulièrement développé et mis en avant lors de sa présidence de la COP21.
     
    FutuRIS a organisé une réflexion collective afin de mieux prendre en compte le point de vue des entreprises, acteurs majeurs de la recherche et de l'innovation dans le domaine de la transition énergétique, en France mais dans un contexte européen (SET Plan) et international (suites de la COP21) à la fois contraignant et très concurrentiel mais aussi riche d'opportunités. Dans une première étape, la plate-forme FutuRIS de l'ANRT a coordonné au cours du deuxième semestre 2016 une réflexion sur la recherche sur l'énergie en France, à partir d'un groupe de travail composé d'entreprises et présidé par Olivier Appert. Ces travaux donnent lieu à une note de synthèse présentant le point de vue des entreprises ainsi qu'un ensemble de recommandations. Un communiqué de presse a été publié à l'occasion de la sortie de la note. 
     
    Télécharger la note de synthèse « SNRE : Comment la recherche sur l'énergie peut-elle favoriser le rayonnement mondial des entreprises françaises ? » PDF icon snre-anrt-futuris-contribution-entreprises-201701.pdf
    Télécharger le communiqué de presse PDF icon cp_anrt_futuris_entreprises_et_snre_.pdf
     
    Les travaux ont pour objectif de contribuer :
    à la rédaction du document initial de la SNRE qui devrait être remis au CNTE en octobre ou novembre 2016, malgré des délais très courts ;
    à la mise en œuvre de la SNRE entre 2017 et 2022, avec un double apport :
    - une réflexion méthodologique relative à sa gouvernance, à sa déclinaison en programmes et à son évaluation, avec une interrogation sur la place et le rôle des entreprises ; 
    - des éclairages thématiques sur les programmes de recherche sur l’énergie, afin de dégager les conditions d’une transition énergétique réussie : modes de financement, relations public/privé, rôle des start-up, nouvelles formes d’innovation, dimension numérique, appui aux filières exportatrices, articulations entre les niveaux régional, national, européen et international, etc.
     
    Méthodologie :
     
    - groupe de travail composé majoritairement d’entreprises, présidé par une personnalité de haut niveau, ayant une grande expérience à la fois dans l’énergie et dans la conduite de la recherche. Ces entreprises proviendront soit du monde classique de l’énergie et de la mobilité, soit du numérique soit de PME. 
    - Travail structuré autour de questions-clés ainsi qu’au travers de l’étude de quelques cas précis. Une note de cadrage préalable a été établie pour tirer des premiers enseignements des évolutions importantes dans ce domaine depuis une dizaine d’années. 
    Ce travail est envisagé en partenariat avec les entreprises, les ministères concernés, l'Alliance Ancre et le CGI.
     
     
    Contact : Paul Lucchese
  • 3. La révolution numérique et les acteurs du SFRI

    Présentation :
     
    Le terme de révolution numérique devient à la mode, mais, en dehors des spécialistes, sa signification reste floue pour beaucoup d’entreprises et d’organismes publics. En quoi consiste-t-elle ? Elle résulte de la convergence de deux tendances majeures : 
     
    - la première que résume le terme big data désigne la conjonction de la croissance et de la vitesse de calcul des ordinateurs, d’une part, et de l’amoncellement des données disponibles grâce aux banques informatisées, d’autre part (technologies du HPC High Power Computing et des big data). Ces données sont de plus en plus stockées dans le « Cloud » et proviennent en grande partie des objets connectés décrits ci-dessous (internet des objets).
    - la seconde, que l’on peut synthétiser par le mot d’intelligence artificielle répartie, se traduit par l’apparition d’objets connectés capables d’évaluer l’environnement, d’apprendre, de s’adapter et d’agir (seuls ou en coopération avec des humains ou d’autres objets).  Ces objets de nature très diverse associent capteurs souvent à bas coût, puissance de calcul embarquée, et intégration dans des réseaux à très haut débit.
     
    Il est aussi probable que le développement de la neurophysiologie du cerveau et plus largement celui de la biologie de synthèse affecteront, au cours des dix prochaines années, de manière décisive le rythme et la nature de la convergence citée ci-dessus.
     
    Dans ce contexte, FutuRIS s’interroge sur les conséquences de la révolution numérique sur les acteurs du SFRI : comment cette « révolution numérique » affectera-t-elle les relations des entreprises avec les centres de recherche, les entreprises de logiciel et les sociétés de service informatique, et comment va-t-elle transformer la façon de faire de la recherche ?  
     
    Cette problématique sera traitée à travers quatre questions directrices :
    (1) Comment les centres publics de recherche voient-ils leurs rôles évoluer dans le contexte de la révolution numérique ?
    (2) Comment se transforment les rôles et relations au sein de la communauté scientifique entre les spécialistes disciplinaires, les data analysts et les statisticiens ? 
    (3) Quelles sont les conséquences de la montée en puissance des logiques de plates-formes pour les relations au sein des chaînes de valeurs ? 
    (4) En ce qui concerne l’Etat, à quels problèmes d’ordres juridiques et règlementaires se trouve-t-il confronté ?
     
    Méthodologie :
     
    1. Un groupe d’une dizaine de spécialistes présidé par Gérard Roucairol s'est réuni à trois reprises au premier trimestre 2016 pour caractériser cette révolution, identifier les acteurs  et apprécier la situation en France, avec des comparaisons européennes et internationales (Etats-Unis notamment) ;
     
    2. Un groupe élargi a été constitué pour examiner les conséquences de cette révolution sur les grands groupes, les ETI, les start-up, les centres de recherche et les grands services publics. Ce groupe se réunira trois fois (le 17 mai, le 14 juin et 12 juillet). 
     
    Un colloque sera organisé pour restituer les résultats du travail et échanger notamment avec les membres de FutuRIS et de l’ANRT.
     
     

    Contact: Pierre Bitard

  • 4. Grandes entreprises et start-up : quelles conditions pour des relations bénéfiques ?

    Présentation :
     
    Jamais la France n’a fait preuve d’autant de dynamisme en matière de création de start-up. L’enjeu, pour ces entreprises, est désormais de se développer, dans un pays traditionnellement plus réputé pour ses champions industriels nationaux que pour ses jeunes pousses. Le constat a, en effet, été maintes fois rappelé : la longévité des start-up françaises est bonne, mais très peu d’entre elles deviennent des ETI. Beaucoup de celles qui réussissent sont rachetées par une grande entreprise, souvent étrangère avec le risque du déménagement et du départ des talents. 
    Pour autant, les relations des start-up avec les grandes entreprises ne se limitent pas au cas d’une participation au capital, encore moins au cas extrême du rachat : il y a aussi les coopérations de R&D, et les relations commerciales. La plupart des grands groupes ont désormais une politique internationale de start-up, qu’elles aient ou non un fonds de corporate venture. Mais, ces politiques sont récentes. Elles doivent trouver leur voie au milieu de conditions, qui peuvent être liées au secteur, à l’organisation de la grande entreprise, au dynamisme des start-up, à l’action des pouvoirs publics et de leurs opérateurs. 
     
    Dans le cadre de ce travail, FutuRIS analysera les politiques actuelles des grandes entreprises françaises en matière de relations avec les start-up (investissement en capital, coopération en RD, parrainage et mécénat, relations commerciales, etc.). Plus précisément, il s’agira d’éclairer l’action et le rôle des personnes engagées au sein des dispositifs internes aux grands groupes  pour détecter et accompagner les start-up à fort potentiel. 
     
    L’enjeu est de taille pour les groupes qui ont besoin de ces jeunes pousses pour rester compétitives. Ces dernières peuvent les aider à entamer leur transformation digitale, à accélérer leur processus d’innovation, à renouveler leurs compétences et à gagner en agilité. Les start-up, de leur côté, voient elles aussi d’un bon œil les collaborations avec un groupe : elles y trouvent non seulement un client ou un investisseur, mais aussi des moyens techniques et des savoir-faire supplémentaires, sans oublier un accès à un réseau international et à de nouveaux marchés. 
     
    Cet intérêt mutuel n’en est encore qu’à ses débuts : selon une étude récente, « seuls 15 % des groupes du CAC 40 ont une approche structurée ou complète inscrite dans leur propre stratégie d’entreprise, avec des objectifs définis et des outils de suivi grâce auxquels ils accompagnent les start-up dans l’ensemble des phases de leur développement » . Ce constat soulève plusieurs interrogations : quelles sont les attentes des grandes entreprises vis-à-vis des start-up ? Comment s’organisent-elles pour, à la fois, les repérer, leur proposer le mode de coopération le plus adapté et investir avec une réactivité suffisante ? Quelles précautions doivent-elles prendre pour ne pas tuer les jeunes pousses et faire en sorte que la relation soit un facteur de développement ?
     
    Pour répondre à ces questions, FutuRIS interrogera les entreprises et croisera leurs points de vue avec ceux de fondateurs de start-up, d’investisseurs (publics et privés) et des pouvoirs publics, avec un double objectif :
    1. dégager et promouvoir des bonnes pratiques, identifier des résultats concrets (impacts « business » et croissance de part de marché grâce aux start-up, accélération du time to market pour le développement plus rapide de nouveaux produits, etc.) ;
    2. identifier les conditions nécessaires au bon développement des relations entre les petites et les grandes entreprises, en tenant compte des caractéristiques propres aux différents secteurs.
     
    Méthodologie :
     
    Le travail s’organisera autour d’échanges avec les quatre catégories d’acteurs qui constituent l’écosystème des start-up, à savoir les investisseurs privés, les représentants des pouvoirs publics, les investisseurs publics et les grandes entreprises :
    - entretiens préliminaires avec une douzaine d’acteurs concernés
    - séminaire permettant de croiser les points de vue des divers acteurs 
    - sur la base d’un texte de synthèse, trois réunions avec des acteurs concernés, dans les locaux du Hub de Bpifrance et du pôle de compétitivité de Lyon
    - rédaction d’une note finale récapitulant bonnes pratiques et recommandations.
     
     
  • 5. Les coûts et les prix dans les contrats de recherche entre une entreprise et un laboratoire

     
    Présentation :
     
    Les pouvoirs publics ont mis en place depuis une dizaine d’années une série de dispositions favorables : pôles de compétitivité, instituts Carnot, CIR, IRT et ITE, SATT. Cependant, en proportion de l’activité de recherche des entreprises françaises, leur contractualisation avec les laboratoires publics est encore en défaut d’un facteur 2 par rapport à l’Allemagne. Cette insuffisance tient beaucoup aux complications et à la lenteur du processus de contractualisation. Le séminaire ANRT-FutuRIS organisé le 16 juin 2015 a démontré que la détermination des coûts et des prix est une vraie clé : les imprécisions sur la nature des coûts et leur chiffrage, les différences entre les systèmes comptables, l’arbitraire apparent des prix nuisent à la compréhension mutuelle et à la confiance.
     
    Avec les principaux acteurs publics et privés de la recherche et de l’innovation, FutuRIS a engagé un travail permettant d’assainir la base des discussions contractuelles en établissant un corpus technique de référence sans ambiguïté quant à ses termes et ses conditions d’emploi. Chacun a sa politique, fonction de sa situation et de sa mission : l’important, c’est qu’elle soit explicite, pour être bien comprise du partenaire. 
     
    Dans un système public qui s’est augmenté de nouveaux dispositifs au fil des ans, il s’agit donc de diffuser des repères techniques communs favorisant l’entente à l’intérieur du système public ainsi que la compréhension par les entreprises, avec un double objectif :
    - rendre les chercheurs publics plus sensibles aux réalités économiques de leur activité et de sa valorisation ;
    - rendre les entreprises plus conscientes des services que peut rendre la recherche publique et de ce qu’elles-mêmes peuvent apporter à son développement.
     
    Méthodologie :
     
    Constitution d’un groupe de travail rassemblant 
    - des représentants des entreprises, établissements de recherche et opérateurs parmi les plus engagés dans la contractualisation 
    - des représentants des instituts Carnot, pôles de compétitivité, SATT, ASRC
    - des représentants des pouvoirs publics : DGRI, CGI, ANR, BPI
     
    Un corpus de pratiques partagées, validé par les participants aux travaux, sera établi. Des recommandations aux pouvoirs publics et aux organisations concernées (publiques et privées) seront formulées et diffusées.   
     
     
    Contact : Denis Randet
  • 6. Open labs - quelles pratiques, quels changements en France ? Chantier 2015-2016

    Une réflexion collective sur les open labs a été menée conjointement en 2015-2016 par la plateforme FutuRIS de l'ANRT (responsable : Nadège Bouquin) et la chaire New Practices for Innovation and Creativity (newPIC) de Paris School of Business (PSB) (responsables : Valérie Mérindol et David W. Versailles). 
     
    L'objectif de ce travail était double : 
    dresser un état des lieux des open labs en France, en caractérisant la diversité des dispositifs et la portée du phénomène, au-delà des effets de mode ou de discours ; 
    analyser l'impact des open labs sur les organisations publiques et privées qui les portent : quel pouvoir de transformation ?
     
     
    Deux modalités de travail ont été combinées en 2015, permettant d'étudier 28 open labs très divers : 
    un groupe de travail : 19 acteurs et experts publics et privés des open labs 
    une série d'entretiens auprès de responsables et d'usagers d'open labs 
     
     
    Ce travail a donné lieu en 2016 à une série de publications et d'échanges : 
    Un Livre Blanc (parution en mars 2016), accompagné d'une synthèse
    Un chapitre de l'ouvrage FutuRIS 2016 (chapitre 7, consacré notamment aux open labs d'entreprises)
    Une présentation des résultats dans le cadre de plusieurs événements :
    Innovation Ecosystems Agora, à l'Université Léonard de Vinci, le 17 novembre 2015 
    Conférence au LCL Factory, le 14 mars 2016 
    Séminaire Ressources Technologiques et Innovation de l'Ecole de Paris du Management (Mines ParisTech / Ecole Polytechnique), le 15 avril 2016
    Petit déjeuner à l'Anticafé du Campus Cluster Paris Innovation, le 20 mai 2016
     
     
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